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Je dis souvent que la vie est parfaite. C’est la base de mes accompagnements et c’est ce que je constate très souvent, presque tous les jours. Cela ne veut pourtant pas dire que tout est toujours facile à vivre mais qu’au-delà d’une expérience pas très sympa se cache toujours un cadeau!

Et cette fois-ci, c’est un procès! Mon frère se retrouve convoqué au tribunal pour une affaire pas très importante et pour laquelle tout devrait se jouer en sa faveur.

Donc, lorsqu’il me l’annonce, j’ai peur! Ben oui, quand ça touche un proche, ça nous touche aussi! J’ai beau savoir qu’il n’a rien à se reprocher, la peur est là. A travers lui, je vis ma peur de la justice. Je ne suis pas du tout à l’aise avec ça. Après tout, qui se sent à l’aise devant la justice? Les avocats peut-être? Mais il faut bien avouer que pour la plupart d’entre nous, ça n’est pas une partie de plaisir d’avoir à se rendre au tribunal, ni de voir un proche avoir à le faire.

 

Convocation au tribunal, accusations…
De suite, le sentiment de culpabilité se pointe. Sans raison. Mais ça n’est n’est pas bien grave. Il est là et le plus important est de le reconnaître, de l’accepter, de le vivre. Car il ne s’agit pas ici de la culpabilité liée à ce procès mais bien à toutes ces fois où je me sens coupable, parfois pour des broutilles d’ailleurs. Et là, je l’ai laissée jaillir, j’ai dit oui et j’ai vu tellement de choses, de situations… Je l’ai ressentie et je l’ai aussi observée pour ce qu’elle est. Je me sens coupable mais je ne suis pas coupable. Coupable de quoi au juste? D’être humaine, de faire des erreurs? Et je remets les choses en place. Ou plutôt je replace la culpabilité dans son contexte. Et ça me fait du bien. Elle n’est plus éloignée de moi, par peur, mais je l’intègre en moi et je me sens mieux.

 

La peur…
Je m’imagine le pire. Je vis cette peur. Bien évidemment, j’essaie de redescendre sur terre et de voir que ça n’est pas grave, de me rassurer, de le rassurer, d’avoir des infos sur ce qui se joue… Et c’est riche, mais la peur est là elle aussi, comme la culpabilité, et je ne l’ignore pas. Je l’accueille, je la vis. C’est une émotion; elle demande à s’exprimer et je la laisse faire. Mon corps tremble et je ne lutte pas. Je n’ai pas conscience de toutes les peurs qu’elle réveille en moi. Pas grave. Je n’ai pas besoin de le savoir, juste de le vivre.

Je l’aide à préparer son procès. Je l’accompagne. Dans ce processus, je vois au fur et à mesure tout ce qui se joue. La légitimité et tellement d’autres choses. Je vois les choses sous son angle, ce que cette situation lui apporte. Que c’est riche! Et puis, je regarde aussi les choses sous l’angle de celui qui l’amène devant la justice. Je vois aussi tout ce qui se joue pour lui, enfin, une partie. On ne voit jamais la totalité. Que c’est riche aussi!

Vient la préparation à proprement parler. On entre dans le vif du sujet parce que la convocation approche. Ça fait peur mais il faut bien jouer le jeu! Et la peur revient, la culpabilité aussi. Le besoin de se justifier alors que les faits parlent d’eux-même et qu’il n’y a pas grand chose à ajouter. Mais oui, c’est bien ce que je fais trop souvent. Je me reconnais bien là. Je me justifie lorsque je n’en ai pas besoin. Je ne me sens pas légitime alors j’en rajoute là où je n’ai qu’une seule chose à faire, être moi, juste moi, telle que je suis. Je ne peux pas plaire à tout le monde. Je n’ai personne à convaincre de ma valeur, de ce que je pense, mais juste à la reconnaître, me reconnaître.

 

Au fil des jours, il se passe quelque chose de magnifique. A force de vivre mes émotions sans les repousser, sans forcément chercher à les comprendre; à me laisser vivre cette expérience, les émotions se calment et les évidences peuvent émerger. Le texte se fait de plus en plus simple parce qu’une fois sorti d’un émotionnel débordant, on peut revenir à l’expérience et la vivre plus simplement, telle qu’elle est.

Et je ressens que quelque chose a changé en moi avec toute cette histoire. Je ne peux même pas dire ce que c’est mais je sais que je me sens mieux, que quelque chose s’est débloqué en moi.

Je sens que pour mon frère, il s’est passé quelque chose de similaire, même si chacun vit son expérience et que rien n’est identique. J’ai observé sa transformation, la confiance qui a émergé en lui, mais aussi en moi tout au long de cette expérience. Je vois le cadeau. Merci!

Et une fois plus, j’ai la confirmation que la vie nous présente des cadeaux, sous une apparence parfois trompeuse. Et face à ces épreuves, il y a toujours du monde pour nous aider. Je n’ai pas été la seule à le soutenir. Il en a eu du soutien! Cette expérience, c’est une multitude de cadeaux!

Et si on pensait à ouvrir nos cadeaux plus souvent?

A bientôt

Magali

 

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