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Le non jugement, voilà une notion qui a l’air bien intéressante. Rien de très nouveau en même temps parce que cela fait bien longtemps qu’on nous répète que juger c’est pas bien…
Donc, que ce soit dans le développement personnel, la spiritualité…, on nous invite à entrer dans cette zone de non jugement.
Sur le papier, ça a l’air plutôt pas mal mais dans les faits, ça donne quoi? Je l’ai donc testé et je peux de suite vous dire que je n’ai pas été du tout convaincue!

 

L’aventure du non jugement…

Alors, ça commence plutôt pas mal parce que je m’auto congratule, je me dis que je suis une bonne personne qui fait bien les choses… Le non jugement, c’est une bonne valeur etc.
Mais, pour arriver dans cette zone de non jugement, je suis passée par l’ajout d’un juge intérieur, celui qui repérait tous ces moments où je jugeais et qui me rappelait à l’ordre. Au lieu de m’alléger et me sentir mieux, me voilà avec un nouveau juge et quelle pression d’être toujours à vérifier si l’on juge ou pas. Pas vraiment ce que l’on pourrait appeler une réussite! Un tension intérieure pour m’empêcher d’être qui je suis!

Pire que cela, je me suis rendue compte que j’étais amenée à juger encore plus les autres. Oui, je juge ceux qui jugent (“c’est pas bien!”) alors que moi, je suis tellement mieux que ça, au-dessus de ça… et ils gagneraient tellement à être comme moi! Bon, on le formule pas vraiment comme ça mais en gros l’attitude en dit long et c’est bien ce qui se passe dans les faits. C’est de la condescendance et c’est bien désagréable! J’ai regardé autour de moi et j’ai vu que tout le monde jugeait et que ceux qui prétendaient être dans le non jugement étaient pareils, voire bien pires que les autres.

 

Au passage, dans le non jugement, il y toujours le mot jugement et d’une certaine façon, lorsque que je décide de ne pas juger, de lutter contre moi-même, cette partie de moi qui juge, je ne fais que l’amplifier! Et ça marche comme ça pour tout. Plus je veux me débarrasser de quelque chose, d’un comportement, plus je vais focaliser dessus et plus ce sera présent dans ma vie. Ce à quoi je résiste persiste!

 

Avec de bonnes intentions au départ, je me suis rendue compte que cette nouvelle attitude n’aidait personne, ni moi, ni les autres. Pourtant, elle avait l’air sympa comme ça, en théorie. Et puis le jugement, c’est pas bien… Alors, comment on s’en sort?

 

Je juge et ça n’est pas bien grave!

La grande révélation, le grand soulagement a été d’admettre que je passe mon temps à juger, à avoir un avis sur tout. Que j’en sois consciente ou non d’ailleurs. Dès que je me lève le matin et jusqu’à ce que je me couche le soir, je juge! J’ouvre les volets, et il fait beau.. ou pas. J’aime ou je n’aime pas.
Et on peut continuer comme ça et s’arrêter à chaque pas, chaque action de la journée et arriver au même résultat! Il y a la nourriture, les collègues, les voisins, la musique, les autres conducteurs, les lois, le physique des autres, leurs vêtements… Oui, je passe mon temps à juger et est-ce si grave que ça en a l’air? Pour moi, non. Je ne suis pas neutre. En fait, là où je m’exprime, donne mon avis, je fais également des choix. Je vais choisir de manger un aliment plutôt qu’un autre, de voir telle personne et d’en éviter une autre, d’écouter la musique que j’aime, celle qui me rend joyeuse… Cela me permet d’aller vers ce qui me convient et tout ne peut pas me plaire! Comment limiter mon expérience sinon? Comment rendre mon expérience individuelle si unique?

 

Je me rends compte qu’on s’est tellement raconté que c’était pas bien qu’on a censuré tout ça. Alors, comme ce mot n’est pas beau, pas bien, pas acceptable, on va peut-être chercher à en utiliser d’autres qui vont nous donner l’impression de ne pas juger mais le comportement reste le même! Je ne vois pas à quoi ça nous avance. Je préfère me réconcilier avec le jugement et je pense qu’on cohabitera bien mieux.

 

Voilà donc où j’en suis aujourd’hui et je ne m’estime pas être une mauvaise personne pour autant. Peut-être que d’ici 50, 100, 500 ou même 1000 ans, l’être humain super évolué ne jugera pas. Mais je n’en suis pas là. Je vis aujourd’hui et je ne peux pas nier l’évident fiasco de cette expérience. Quoique…. Elle m’a quand même permis de mettre les choses à plat et de me réconcilier avec le jugement donc c’est une opération valable! Et puis au final, j’ai surtout appris une chose super importante:

 

Je ne détiens pas LA vérité!

Et surtout, LA vérité n’existe pas. Donc personne n’a un jugement supérieur à l’autre. Nous sommes des êtres humains qui vivons notre expérience. Chacun possède sa version de la vérité. Chacun juge en fonction de ses critères, ses croyances, son éducation, son cheminement… C’est pour cette raison que nous n’avons pas tous le même avis.
Le regard que je pose sur le monde qui m’entoure est filtré par mes croyances donc, dans mon monde, j’ai raison, bien évidemment. De la même manière, mon voisin vit dans son monde, et dans son monde, il a raison… Il n’y a aucune vérité objective. Elle est impossible à atteindre parce qu’elle n’existe pas!
Donc, juste me rappeler que lorsque je juge quelqu’un ou quelque chose, cela ne veut pas dire que c’est la vérité et que cette personne m’est supérieure ou inférieure. Cela veut juste dire que nous n’avons pas le même avis!

 

A vos jugements, décomplexés, assumés et libérés! 😉

Magali

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